Ce vendredi, au 5e jour du sommet de Copenhague, l’Union Européenne a annoncé des objectifs chiffrés tant sur les aides aux économies en développement que sur les niveau d’émission de CO².
30% d’émission de gaz à effet de serre d’ici à 2020
Si le chiffre est ambitieux, c’est surtout pour faire bouger ses partenaires internationaux. Ce sont surtout les géants économiques qui sont visés, les Etats-Unis en tête, sans qui cet objectif ambitieux ne peut être atteint.
En effet, le blocage américain porte sur la question de la contribution de chacun à cette réduction. Ils demandent donc un éclaircissement sémantique sur la citation suivante : « les pays industrialisés doivent prendre des engagements de réduction et que les pays en développement peuvent le faire ».
La question du devoir/pouvoir est donc légitime car comme le dit si bien le slogan, le Climat c’est l’affaire de tous.
7.2 milliards d’euros d’aides aux pays en développement
C’est le chiffre pharaonique qu’ont annoncé à l’unisson les pays de l’UE. Cette somme sera étalée sur 3 ans, ce qui représente 2.4 milliards d’euros par an.
Initialement prévue à hauteur de 6 milliards d’euros, la ligne budgétaire s’est engraissée sous la volonté de dirigeants politiques pas si radins.
Le geste est hautement symbolique dans la mesure où l’énergie fossile, facilement accessible et relativement économique, reste la base de la croissance des économies émergentes. Les dirigeants européens ont bien compris qu’on ne pouvait pas brider des économies fragiles en leur imposant une utilisation d’énergie verte, onéreuse. C’est donc dans le but d’accompagner la croissance de manière raisonné …et pourquoi pas leur vendre des technologies que nous produisons !!
Dans cet élan de générosité, la France participera à hauteur de 420 millions d’euros par an.
Seul regret, la vision très court-termiste de cette décision car elle ne couvre que 3 années, quid de l’après 2012 ?