Les banques françaises sont décidément au cœur de l’actualité.
Après l’affaire des primes puis celle de l’évasion fiscale et enfin du crédit, c’est désormais les frais bancaires « cachés » qui font l’actualité avec la publication d’un rapport européen peu glorieux.
La Commission européenne épingle les banques des différents pays de l’UE qui facturent des fraisélevés et ceux dits « cachés » à leurs clients.
Dans ce domaine, les banques françaises arrivent 3e des banques les plus chères.
Selon le rapport, la gestion d’un compte courant (domiciliation du salaire et des transactions génériques) revient en moyenne à 154 euros, ce qui place les banques françaises sur la troisième marche du podium, derrière l’Italie (253 euros) et l’Espagne (178 euros).
Sans dévoiler les banques incriminées, les tarifs français s’échelonne de 147 euros et 206 euros.
Dès la parution du rapport, l’Association Française des Usagers des Banques (AFUB) est montée au créneau pour qualifié ce désaveu pour des banques françaises qui ne cessent de communiquer sur leur compétitivité tarifaire.
Les banques, par l’intermédiaire de la Fédération Bancaire Française (FBF), ont rapidement réagi par un communiqué. Elles mettent en avant un rapport publié en début d’année par Cap Gemini et l’Association Européenne de Management et Marketing Financiers (AEMMF) qui situe la France dans la moyenne des pays européens.
Elles précisent également que les habitudes de consommation de services financiers et bancaires est très hétérogène selon les pays et notamment en France où nous serions très friands de ces services.
Plus que les tarifs ce sont les tarifications occultes qui sont cloués au pilori.
Malgré des dispositions légales entrée en vigueur avec la loi de modernisation de l’économie, qui oblige les banques à informer, de manière transparente et une fois par an, leurs clients des différents frais facturés sur leurs comptes (gestion, découverts, virement …), la réalité est un peu moins simple.
Cette transparence est d’autant plus difficile à fournir que les conseillers bancaires qui vendent les produits financiers ne comprennent pas toujours ces derniers pour conseiller au plus juste leurs clients.
Nul doute que ce rapport, combiné à la pression de l’AFUB, poussera le gouvernement à convoquer les différentes parties et à légiférer de nouveau.
Encore un pas de plus dans le sens du consommateur, merci l’UE.
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