Comme l’a annoncé ce matin Nicolas Sarkozy, 22 des 35 milliards du Grand Emprunt National seront financés par les marchés financiers. La différence devrait être comblée par le remboursement des aides attribuées aux banques pendant le creux de la crise financière.
Priorité à la recherche et l’enseignement supérieur
Le Président a suivi les recommandations de la commission Juppé-Rocard en mettant ces 2 entités au centre du dispositif. L’objectif est clair, redevenir une locomotive en s’appuyant sur l’innovation. Avec cette annonce, c’est la culture de l’intelligence qui reprend le dessus après celle du productivisme, une façon maligne de montrée que plusieurs voies existent en terme de croissance.
René Ricol sera en charge de veiller au suivi budgétaire et à la bonne marche du projet, en sa qualité de commissaire général à l’investissement.
Le développement durable, qui tient à cœur à Nicolas Sarkozy (surtout depuis le résultats des législatives européennes : ndlr) recevra sa part du gâteau. Il serait en effet suicidaire, politiquement, de faire l’impasse sur la dimension écologique que doit prendre la croissance future. Malheureusement, il semblerait que le nucléaire soit la principale corde de l’arc vert. Un effort sur la démocratisation des énergies vertes ou sur le recyclages aurait certainement reçu un meilleur accueil. La vision est de nouveau court-termiste et en décevra plus d’un.
Autre axe de développement, le numérique et ses variantes. La France ne veut pas manquer le virage du tout numérique et ce sont près de 5 milliards d’euros qui devraient être alloués à ce poste.
Enfin, le Président de rassurer que les intérêts de la dette contractée devrait être « financés » par les économies fonctionnelles que le gouvernement souhaite réaliser.
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