Après des mois de crise aigüe, les analystes pressentent un frémissement sur l’activité de fusion-acquisition.
Avec le possible rachat d’Omniture par Adobe, celui de Marvel par Disney et de Cadbury par Kraft Foods, c’est un vent de reprise qui s’amorce dans le hautes sphères financières.
Merci la crise
Force est de constater que la crise a accentué les inégalités et relancer les luttes de pouvoirs. Les groupes les plus costauds, qui disposent des ressources suffisantes, peuvent profiter des dévaluations boursières des autres pour envisager des acquisitions stratégiques à moindre frais.
D’un point de vue sectoriel : si tous les segments sont concernés, certains pourraient l’être davantage que d’autres, comme « ceux atomisés, qui ont des problématiques de taille critique », précise Patrick Legland, citant les matériaux et construction, l’alimentation et boissons et la distribution. « Pour les deux derniers, les ratios cours sur actif net sont plus élevés que la moyenne, ce qui pourrait favoriser les transactions en titres », précise-t-il. Ensuite, certains secteurs pourraient faire l’objet d’une nouvelle étape de consolidation au niveau mondial, à l’image de la pharmacie, des médias et de l’aérospatiale. « Ils ont des bilans sains et des niveaux d’endettement relativement corrects », reprend-il.
Les français Danone, Legrand, Hermès et autres « petits-grands » vont avoir du pain sur la planche pour résister aux assauts de leurs concurrents américains ou britanniques
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