Le groupe PSA confirme les rumeurs d’un rapprochement avec le japonais Mitsubishi.
Cette annonce nous rappelle un autre mariage franco-japonais entre Renault et Nissan, même si le contexte et les conditions ne sont pas vraiment similaires.
La future Ion comme facteur déclencheur
Annoncé en grande pompe il y a quelques mois, la future voiture électrique de Peugeot, la Ion, n’est autre qu’un modèle existant de …Mitsubishi.
Avant cela c’était l’Outlander de Mitsubishi qui servait de base au 4007 et C-Crosser de Peugeot et Citröen.
C’est cette collaboration fructueuse qui a donné des idées au 2e constructeur européen de prendre le contrôle de son partenaire. Enfin, c’est surtout la nécessité stratégique de s’ouvrir définitivement à l’international et de mettre un pied sur le marché asiatique et américain.
Depuis toujours réfractaire à une ouverture, la famille Peugeot semble s’être décidée à sauter le pas, aidée en ce sens par une crise qui a mis à rude épreuve les constructeurs automobile.
L’opération devrait permettre à PSA d’acquérir au moins 30% du capital de Mitsubishi, les 50% sont même envisageable. La valorisation des parts serait comprise entre 1.5 et 2.2 milliards d’euros.
Cette prise de pouvoir permettra à PSA de passer de la 9e à la 7e place mondiale, grâce aux 760 000 véhicules produits par Mitsubishi pour porter le total à 3.7 millions de voitures par an.
Attention tout de même car tout n’est pas si rose que ça. En effet, le rachat du japonais n’est pas un choix si évident que ça, dans la mesure où il est très peu présent sur les marchés émergents, le trio Chine-Inde-Brésil et son activité nord américaine est en déclin.
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