L’opérateur brésilien de téléphonie mobile GVT était au cœur d’une bataille entre l’espagnol Telefonica et le français Vivendi.
Vivendi avait manifesté son intérêt le premier en proposant une OPA valorisant chaque titre à 42 reals. C’est alors que Telefonica entre en jeu en proposant 48 reals par actions.
Les spécialistes ne s’attendaient pas à une nouvelle surenchère de Vivendi, qui a annoncé vendredi avoir acquis 37.9% des parts de GVT auprès de l’actionnariat de l’opérateur. C’est surtout l’assurance d’obtenir 19.6% de parts supplémentaires qui permettent à Vivendi de détenir la majorité du capital du brésilien, avec 57.3% des parts.
Grâce à la législation brésilienne, cette majorité va lui permettre de lancer une opération de rachat sur les 100% du capital de GVT, valorisant chaque action à 56 reals.
Après l’accord de l’autorité de régulation brésilienne Anatel, les dirigeants de GVT ont évoqué leur préférence pour Vivendi en argumentant sur la liberté de développement stratégique qu’il leur serait garantie.
Cette acquisition montre l’engouement des grands groupes européens et américains pour les marchés émergents. Des marchés qui le permettraient de créer de la valeur pour leurs actionnaires mais également soutenir leur croissance.
Le projet d’acquisition de GVT correspond parfaitement à notre stratégie de développement dans les pays à forte croissance. Jean Bernard Levy
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