Sans surprise, la chancelière allemande Angela Merkel a été réélue ce weekend, lors des élections législatives.
Même si le CDU n’a obtenu « que » 33.5% des suffrages, soit une légère baisse par rapport au précédentes élections, le groupe conforte sa position de majorité parlementaire.
La chancelière va pouvoir se remettre activement aux affaires avec une coalition qui inclura le FDP (15%), partenaires privilégiés de Merkel, et surtout plus en adéquation avec les idéaux du CDU de Merkel.
Angela Merkel ou la petite fille de l’Est devenue grande
Souvent raillée sur ses origines est-allemande et un style austère, Merkel prouve par ses engagements politiques que le bling-bling n’est pas nécessaire pour s’assurer les faveurs des électeurs.
Très forte en négociation, elle incarne une Allemagne droite dans ses bottes et intransigeante dans les affaires internationales.
Souvenez-vous l’inauguration de l’Opéra d’Oslo en 2008, qui a vu une Mme Merkel offrir toute l’opulence de son décolleté à des spectateurs médusés par cette audace inespérée. La presse d’outre Rhin s’en est délectée de voir la dirigeante du pays fendre légèrement la glace de l’austérité …enfin.
Seul ombre au tableau, la politique intérieur n’est pas aussi percutante que sur la scène internationale. Faute à un mariage politique contre nature avec le SPD, qui n’a pas permis d’avancer vite et bien sur les dossiers brûlants.
C’est donc sur ce point que le nouveau gouvernement sera attendu dans les mois à venir.
Au delà de la réélection de la dame la plus puissante du monde, c’est surtout la victoire des libéraux qui est a souligner
Un véritable camouflet pour les socio-démocrates
Bien que donné perdant d’avance, ces derniers ont observé une remontée dans les sondages durant le sprint finale. Malheureusement, ceci se traduit au final par 22.9% de voix, soit le plus mauvais résultat depuis la seconde guerre mondiale.
A l’image du PS français, le SPD va devoir travailler sur de nouvelles propositions et de nouvelles idées pour espérer rebondir rapidement.
Nicolas Sarkozy a logiquement envoyé ses « plus chaleureuses félicitations » en insistant sur l’importance de la locomotive franco-germanique dans les méandres de la crise économique actuelle.
Aucun article similaire