Par la voie de son ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo, la France s’est dite favorable à une interdiction de la pêche du thon rouge méditerranéen.
Cette annonce est assortie d’un moratoire de 18 mois, à compter du 25 mars, soit après le sommet de Doha, visant à analyser plus finement l’état réel des stocks et le véritable niveau de risque que court le thon rouge.
L’Union Européenne s’était déjà positionnée en faveur de la suspension de la pêche au thon rouge pour des raisons évidentes de sauvegarde de la biodiversité.
Si la décision d’une éventuelle interdiction de la pêche au thon rouge devait intervenir, elle sera certainement très mal vécue par les milliers de pêcheurs lesés mais aura cependant le mérite de montrer une nouvelle voie vers une politique plus humaniste et moins économique.
Vers une crise du secteur de la pêche ?
C’est certainement pas la meilleure nouvelle qu’un pêcheur pouvait attendre mais force est de constater que le thon rouge connaît un engouement trop prononcé des consommateurs qui se répercute sur la surpêche de l’espèce.
Les syndicats de pêcheurs se réuniront jeudi 4 février à Marseille pour convenir d’éventuelles actions de contestation.
Le bras de fer entre sauvegarde d’une espèce et intérêts économiques ne fait que commencer.
Articles similaires :



